Une rentrée sur Terre digne d’un film
La mission Artemis II est officiellement revenue sur Terre après un voyage historique autour de la Lune. Quatre astronautes, dont le Canadien Jeremy Hansen, ont complété une mission d’environ 10 jours à bord de la capsule Orion spacecraft, devenant les premiers humains à retourner dans l’espace lunaire depuis 1972.
Un des moments le plus mémorable est leur retour sur Terre.
Les images filmées à l’intérieur de la capsule pendant la rentrée atmosphérique donnent littéralement des frissons.
Pendant la descente vers la Terre, Orion a traversé l’atmosphère à près de 39 000 km/h, entourée d’un plasma incandescent pouvant atteindre environ 2 700 °C.
Par les hublots, les astronautes ont vu le ciel devenir orange, blanc, presque liquide.
Des flashes lumineux apparaissaient autour de la capsule.
On entendait aussi des coups secs.
Ce n’était pas des impacts.
C’était les petits propulseurs qui travaillaient en continu pour garder la capsule stable pendant la phase la plus critique du voyage.
Ici, au Québec, il y a une raison de suivre cette mission de près. Le colonel Jeremy Hansen, astronaute de l’Agence spatiale canadienne, faisait partie de l’équipage. ll devient ainsi le premier Canadien à voyager autour de la Lune.
Artemis II n’avait pas pour objectif d’atterrir sur la Lune. Son rôle était de tester tous les systèmes nécessaires pour les futures missions habitées.
- Navigation en espace profond.
- Communication loin de la Terre.
- Fonctionnement de la capsule Orion avec des astronautes à bord.
- Et surtout : valider le retour sécuritaire à très haute vitesse.
Mission accomplie. La capsule a terminé sa descente par un amerrissage précis dans le Pacifique, au large de la Californie.
Depuis la fin du programme Apollo en 1972, aucun humain n’avait voyagé aussi loin de la Terre.
Avec Artemis II, c'est chose faite.
Et la prochaine étape est de poser des astronautes sur la Lune avec Artemis III.
Quand on voit les images de la rentrée atmosphérique filmées depuis l’intérieur de la capsule Orion, on réalise quelque chose qu'on vient vraiment d’entrer dans une nouvelle génération d’exploration spatiale.
Et cette fois-ci, on y est pour vrai.