Cette semaine, au Brier 2026 au Montana, en plein match de curling, on a eu droit à un moment qui n’était ni prévu, ni répété, ni scénarisé. Un balai brisé. Une chute. Et un juron lancé avec la sincérité brute de quelqu’un qui vient de perdre pied, au sens propre comme au figuré.
Martin Crête a chuté en cassant son balai. Et il sorti un vrai sacre québécois, bien senti.
«Tabarnak, Denis!»
On a tous déjà lâché ce sacre-là. En sortant de l’auto en plein verglas. En descendant trois marches trop vite. En échappant notre café chaud sur le comptoir.
Le Brier, c’est du grand curling. Ce n'est pas les Olympiques, mais c'est un tournoi important.
Les joueurs sont concentrés, la pression est réelle, les caméras sont là. Et pourtant, dans une fraction de seconde, tout ça a pris le bord.
Aux Olympiques, on n’entendrait jamais ça. Tout est filtré, contrôlé, internationalisé. Les micros sont gérés, les propos sont surveillés, l’image est polie.
Mais au Brier, on s'est senti chez nous avec ce juron-là.
On a beau être en 2026, avec des ralentis en 4K et des statistiques en temps réel, parfois, ce qui marque le plus, c’est la spontanéité.
Et pendant ces quelques secondes, on n’était pas au Montana.
On était au Québec.
P.S. Martin est correct, et Martin s'est en remis.