Si Google Maps était un humain
Si Google Maps était un humain, ce serait probablement l’ami qui est super utile… mais qui vous donne envie de débarquer du char à chaque 12 minutes.
On aime Google Maps. On l’utilise tout le temps. On lui confie nos rendez-vous, nos vacances, nos commissions, nos détours, nos retards, nos moments de panique sur l’autoroute. Mais si cette application-là était assise sur le siège passager, ça ferait longtemps qu’on lui aurait demandé de prendre l’autobus.
La veille, Google Maps vous dit: “Ça va prendre entre 22 et 34 minutes.” Vous faites votre petite moyenne mentale, vous partez relax… et le lendemain matin, surprise: 47 minutes. Pourquoi il ne vous l’a pas dit avant? Parce que vous ne lui avez pas redemandé. C’est là que tu réalises que ton GPS est brillant, mais pas assez attentionné pour t’éviter d’arriver en retard.
Et que dire des indications qui ne servent absolument à rien?
“Dans 22 km, continuez tout droit.”
Merci beaucoup. Je voulais justement savoir toutes les places où je ne dois pas tourner. C’est comme si quelqu’un vous accompagnait dans un centre commercial en vous disant: “N’entre pas dans ce magasin-là. Ni celui-là. Ni celui-là non plus.” Oui, mais moi, je veux savoir où je dois aller!
Le pire, c’est quand il attend la dernière seconde pour vous annoncer une sortie. Vous êtes dans la mauvaise voie, un camion vous bloque la vue, vous venez de manquer le virage, et là, monsieur Google Maps se réveille: “Recalcul en cours.” Non, non. Ce n’est pas un recalcul. C’est une trahison.
Et l’autre grand classique: l’itinéraire alternatif qui vous fait perdre 17 minutes. Merci, Google. Très tentant. Tant qu’à y être, as-tu un détour qui me fait passer par Trois-Rivières pour aller au dépanneur?
Mais le bout le plus vrai, c’est quand on arrive dans un centre commercial. Google Maps vous amène jusqu’à la porte… et après ça, il disparaît comme un père qui dépose son ado au cinéma. “Bonne chance, champion.” Là, il est capable de savoir s’il y a de la construction aux Îles Canaries, mais il ne sait pas comment se rendre du Renaud-Bray au David’s Tea.
Bref, Google Maps, on t’aime. Mais parfois, on aimerait juste que tu sois un peu moins brillant… et un peu plus clair.