On s’imagine souvent les couples de demain comme plus modernes, plus libres, plus connectés. Mais si on pousse un peu la logique de notre époque, ça donne une image franchement comique — et un peu flippante — des couples en 2030.
Dans ce futur pas si lointain, dire « je t’aime » pourrait être jugé trop intrusif. Trop d’émotions, pas assez de filtres. À la place, on enverra peut-être un petit emoji approuvé par l’OMS des sentiments.
Les moments intimes ? Ils ne seront plus dictés par la passion, mais par les applications santé. On calculera les rapports selon la dépense calorique et le nombre de pas enregistrés par nos montres connectées : « Désolé chéri·e, on ne peut pas ce soir… on a déjà brûlé nos 450 calories du forfait mensuel. »
La localisation deviendra non négociable : chaque partenaire sera « AirTaggé » en permanence, question d’éviter tout doute sur l’heure de retour du bureau ou sur le passage au gym. Un amour sous surveillance, version GPS.
Côté réseaux sociaux, impossible d’y échapper : il faudra marquer le coup pour nos 5 mois et demi, avec une story obligatoire, un reel sponsorisé et au minimum 3 hashtags tendance. Oublier de publier ? Un motif de rupture instantané.
Et bien sûr, il faudra choisir son forfait de couple : le Classique pour les traditionnels qui se contentent d’un abonnement de base (deux partages Netflix et un resto par mois), ou le Premium pour les plus exigeants : calendrier partagé, coach relationnel virtuel et notifications push « Rappelle-toi de complimenter ton partenaire ».
Bref, si on suit la logique actuelle, l’amour en 2030 risque d’être une drôle de combinaison de technologie, de KPI et de mises à jour logicielles. Heureusement, on peut encore rire de cette vision futuriste… et espérer que, malgré tout, l’essentiel — la complicité vraie — reste toujours au cœur des couples.