Le recensement d'hier à aujourd'hui
On pense souvent que la collecte de données est une affaire moderne. Une histoire de Google, de Facebook, d’intelligence artificielle et de téléphones intelligents qui savent pas mal tout de nous. Mais en réalité, bien avant les géants du web, il y avait déjà un grand exercice de collecte d’informations: le recensement.
Dans un reportage de Format 60 diffusé le 28 mai 1971, le journaliste Guy Lamarche expliquait pourquoi certains citoyens recevaient la version courte du recensement, alors que d’autres avaient droit à la fameuse version longue.
Et déjà à l’époque, les questions étaient les mêmes qu’aujourd’hui: pourquoi veut-on savoir tout ça? Qui va lire nos réponses? À quoi ça sert vraiment?
La version courte servait à recueillir les informations de base sur la population. La version longue, elle, allait plus loin avec des questions plus détaillées sur le logement, le travail, la scolarité et la réalité des ménages.
Évidemment, recevoir la version longue, ce n’était pas exactement le cadeau de la semaine.
On ouvre l’enveloppe en pensant régler ça rapidement, puis on réalise qu’on vient d’hériter du “gros devoir”.
Mais l’idée était simple: on n’a pas besoin de poser toutes les questions à tout le monde. En interrogeant un échantillon de citoyens, on peut obtenir un portrait plus précis de la société sans alourdir le processus pour toute la population.
Le recensement sert à planifier des écoles, des hôpitaux, des logements, des services publics, des transports et plusieurs décisions qui touchent notre quotidien.
Bref, ce n’est pas juste un formulaire plate qu’on remplit parce que le gouvernement nous le demande. C’est une façon de prendre le pouls du pays.
Aujourd’hui, on parle de données personnelles, de vie privée, d’algorithmes et d’intelligence artificielle. On se demande constamment qui collecte nos informations, comment elles sont utilisées et si elles sont bien protégées.
En 1971, on remplissait ça sur papier. Aujourd’hui, on peut le faire en ligne. Les outils ont changé, mais la mission reste la même: mieux comprendre qui nous sommes collectivement.
Comme quoi une vieille archive sur un formulaire gouvernemental peut encore nous parler de technologie, de confiance et de vie privée.
Même quand on a reçu la version longue.