Le King tire sa révérance
À 33 ans, on pourrait penser qu'il aurait une petite gêne, qu'il laisserait la place aux jeunes. Mais non! Mikaël Kingsbury est une machine. Vendredi, il gagne l'individuel et samedi, il a mis fin à cette belle carrière en remportant le duel en parallèle contre Cole Carey.
C’est fascinant de voir un athlète de ce calibre-là partir alors qu'il est encore, sans aucun doute, le meilleur au monde. Il ne quitte pas parce qu'il est "dépassé", il quitte parce qu'il a tout accompli.
Au-delà de ses médailles (et il en a, une vraie quincaillerie!), c’est le gars qui nous épate. Toujours souriant, toujours proche de son monde. Le voir serrer ses parents dans ses bras au bas de la piste, là où tout a commencé à Sainte-Agathe et Saint-Sauveur, ça donne des p'tits frissons.
Il nous a dit au micro, les yeux un peu brillants:
« Je n'ai aucun regret. C'est tellement spécial de finir ici. »
Il est la preuve que quand on travaille fort et qu'on reste passionné, on peut devenir une légende mondiale en partant de nos petites collines laurentiennes.
Merci, Mikaël. Merci pour les sauts, pour l'adrénaline, et surtout pour avoir porté le fleurdelisé aussi haut, aussi longtemps.
Profite de ta retraite. On a bien hâte de voir c'est quoi ton prochain projet.