Décès du comédien Marc Messier
Marc Messier fait partie de ces comédiens qu’on associe spontanément à plusieurs souvenirs de télévision, de cinéma et de théâtre. Son décès à l’âge de 78 ans nous rappelle à quel point il a été présent dans la culture québécoise, sans nécessairement être le genre d’artiste qui cherchait constamment les projecteurs.
On l’a vu dans Lance et compte, La petite vie, Les Boys et bien sûr dans Broue, une pièce qui a connu un succès exceptionnel pendant des décennies.
Des rôles très différents, mais toujours avec cette même impression: Marc Messier avait une façon bien à lui de rendre ses personnages crédibles, accessibles et souvent très drôles.
Il n’avait pas besoin d’en mettre trop. Son humour passait beaucoup par le naturel, le ton, le regard, le rythme. Il savait jouer des personnages plus grands que nature tout en gardant quelque chose de très humain.
C’est probablement pour ça que plusieurs Québécois ont l’impression de l’avoir toujours connu.
Dans Lance et compte, il a fait partie d’une série qui a marqué l’imaginaire sportif et télévisuel d’ici. Dans La petite vie, il a contribué à une émission devenue culte. Dans Les Boys, il s’est inscrit dans une franchise qui a rassemblé un public immense autour du hockey, de l’amitié et de l’humour bien québécois.
Et dans Broue, avec Michel Côté et Marcel Gauthier, il a participé à un phénomène rare: une pièce de théâtre populaire qui a traversé les générations et qui a attiré des foules pendant des années. Peu de productions peuvent se vanter d’avoir eu un impact aussi durable.
Dans Les Boys, il y avait Bob. Robert “Bob” Chicoine, l’ailier de la gang, toujours pris dans des histoires d’argent, de projets un peu croche ou de grandes idées qui ne se déroulaient jamais tout à fait comme prévu. Un personnage typique de l’univers des Boys: attachant, imparfait, drôle parce qu’il était excessif, mais jamais complètement ridicule. Bob faisait partie de cette équipe de hockey de garage où tout le monde reconnaissait un chum, un beau-frère ou un gars qu’on a déjà croisé dans un aréna. La série Les Boys mettait justement en scène une équipe amateur qui jouait au hockey une fois par semaine, et Bob Chicoine, joué par Marc Messier, en était l’un des visages marquants.
Puis il y avait Réjean Pinard dans La petite vie. Réjean, c’était tout un numéro. Le mari de Thérèse, le gendre de Popa et Moman, le gars pas toujours fiable, souvent menteur, rarement subtil, mais tellement efficace comiquement. Selon ARTV, Marc Messier a joué Réjean Pinard de 1993 à 1998 dans La petite vie, une série devenue incontournable dans la culture québécoise. Le personnage parlait souvent de lui à la troisième personne, ce qui le rendait encore plus mémorable.
Il n’était pas seulement un visage connu. Il était associé à des moments de culture populaire qui ont réuni beaucoup de monde.
Son départ donne aussi envie de revoir certains extraits, de se replonger dans ces séries et ces films qui ont marqué différentes époques.
Marc Messier laisse derrière lui une carrière solide, variée et profondément ancrée dans le paysage culturel québécois.
Il a fait rire, il a joué juste, et il a participé à plusieurs œuvres qui font maintenant partie de notre mémoire collective.
C’est déjà beaucoup.