À quoi pensait le créateur du camping?
On a beau avoir une maison, un lit confortable et une douche chaude, il y a quelque chose qui nous pousse, chaque été, à tout quitter pour aller vivre volontairement dans des conditions objectivement pires.
Raconté comme ça, le camping semble être une idée complètement absurde.
On paie une hypothèque pour une maison... puis on paie encore pour aller dormir sur un matelas gonflable qui se dégonfle à trois heures du matin.
On passe des heures à monter une tente qui refuse de coopérer, juste à temps pour qu'un orage décide de tester son étanchéité.
Le jour, on cuit comme dans une serre. La nuit, on cherche désespérément un chandail qu'on était pourtant convaincu de ne jamais avoir besoin.
Ajoutez à ça les moustiques qui semblent vous avoir inscrit à leur buffet à volonté, l'humidité qui transforme tout en linge humide, les enfants qui s'ennuient après vingt minutes et le café qui prend une éternité à préparer... et on se demande vraiment pourquoi des millions de personnes attendent les vacances avec impatience pour vivre ça.
Le camping, ce n'est pas le confort. C'est les histoires autour du feu, les repas improvisés, les étoiles qu'on ne voit jamais en ville, les voisins de terrain qui deviennent presque des amis et les souvenirs qui restent longtemps après avoir rangé la tente dans son sac beaucoup trop petit.
Dès que les vacances arrivent, on recommence.
On charge la voiture jusqu'au toit, on oublie toujours quelque chose d'important, on sacre après les piquets de tente... puis, quelques semaines plus tard, on est déjà en train de réserver notre prochain séjour.